Marziyeh, une ado réfugiée, poursuit sa route en Europe

Publié dans Le Monde des ados, le 19 décembre 2016. 

marziyeh

 

 

 

 

Cette Afghane de 13 ans, dont tu as fait la connaissance dans le numéro 374 du Monde des ados, a quitté la Grèce pour l’Allemagne. Nous avons pris de ces nouvelles.

DES QUESTIONS PLEIN LA TÊTE

Marziyeh vivait à Elliniko, dans la banlieue d'Athènes, dans un grand stade abandonné transformé en camp de réfugiés. © Marina Rafenberg

A la veille de son départ en Allemagne, le 8 décembre, Marziyeh est émue de quitter la Grèce et son collège d’Elliniko, dans la banlieue d’Athènes, où elle était scolarisée depuis le début du mois d’octobre. « Ici il y a beaucoup de personnes qui n’aiment pas les réfugiés. Est-ce pareil en Allemagne ? », s’interroge l’adolescente qui va rejoindre son frère de 18 ans déjà installé à Munich depuis un an et demi.

UN NOUVEAU DÉPART

Le 9 décembre, sur son mur Facebook, Marziyeh poste une photo d’un grand sapin dans la commune d’Augsbourg, à quelques kilomètres de Munich, où se trouve le centre pour réfugiés. Elle y réside avec sa famille en attendant d’obtenir l’asile en Allemagne. « Maintenant je suis en Allemagne. Mes amis en Grèce me manquent », a-t-elle écrit en légende de la publication. Dans sa résidence, elle ne sait pas encore fait de nouveaux amis: « La majorité des réfugiés viennent d’Afrique et ne parlent pas anglais ».

UNE NOUVELLE LANGUE

Au téléphone, Marziyeh avoue avoir hâte de commencer les cours d’allemand. “Mais ils ne sont prévus qu’après les fêtes de fin d’année”, regrette-t-elle. A Athènes, la jeune fille suivait deux fois par semaine des cours d’allemand dans les locaux de l’ONG Melissa, qui soutient les femmes réfugiées en leur proposant diverses activités. « Einai poly diskolo » dit-elle en grec, ce qui signifie «c’est très difficile » l’allemand ! En quelques mois, Marziyeh a appris quelques mots de Grec, désormais elle doit se plonger dans l’apprentissage d’une nouvelle langue. Elle ne se décourage pas : « Hallo ! Wie geht es ihnen ? , lance-t-elle avec enthousiasme. J’aime apprendre, dans quelques mois je me débrouillerai bien en allemand! ».

Marina Rafenberg

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UN NOËL À LA BOUGIE ET SANS CADEAU POUR LES RETRAITÉS

| De notre correspondante à Athènes | lundi 19 décembre 2016

 

Les années passent et les retraités grecs sombrent toujours un peu plus dans la misère. Depuis 2010, ils ont perdu de 30 à 50% du montant de leurs pensions. Certains arrivent tout juste à survivre, en coupant le chauffage et l’électricité pour pouvoir manger. Et à la moindre mesure sociale prise par Athènes, l’Eurogroupe répond en refusant en bloquant tout allègement de la dette grecque.

 

Par Marina Rafenberg

À 95 ans, c’est tout seul que Christos Papazoglou a fait le déplacement depuis son île natale de Crète jusqu’à Athènes. « Il ne faut pas se décourager, il faut continuer à protester contre les mesures inhumaines que veulent nous imposer l’Allemagne et les créanciers », peste le vieil homme. Jeudi 15 décembre, quelque 2000 retraités s’étaient donnés rendez-vous devant le Parlement grec, qui examinait le déblocage d’une aide financière d’urgence, au mois de décembre, pour les personnes âgées touchant une pension inférieure à 850 euros. « Ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan et pourtant, même cela, les Allemands ne sont pas prêts à nous l’accorder », soupire Christos, ancien résistant qui ne mâche pas ses mots contre Angela Merkel et le gouvernement allemand.

Quand tu paies 100 euros d’électricité, 40 euros de téléphone, 50 euros d’eau, il ne te reste pas grand chose pour payer le médecin, pour prendre un café ou même offrir un bonbon à ton petit-fils.

Après le vote de cette mesure jeudi soir, et suite à un allègement de la TVA dans les îles du nord de la mer Égée, qui subissent de plein fouet depuis deux ans la crise migratoire, le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a annoncé vouloir suspendre l’allégement de la dette grecque, à la demande de l’Allemagne. « Nous avons l’impression d’être une colonie, nos politiques ne sont que des marionnettes qui ne peuvent prendre aucune initiative », continue le vieil homme, qui tenait autrefois une pâtisserie à Heraklion. Comme de nombreux retraités, Christos touchait récemment 840 euros par mois mais, avec les successives mesures d’austérité, il ne perçoit plus que 665 euros. « Comment vivre avec si peu ? Quand tu paies 100 euros d’électricité, 40 euros de téléphone, 50 euros d’eau, la taxe d’habitation et les autres impôts, il ne te reste pas grand chose pour payer le médecin, pour prendre un café ou même offrir une confiserie à ton petit-fils », continue-t-il. « Aussi, quand le gouvernement annonce de nouvelles baisses, tu te demandes réellement s’il ne cherche pas à t’achever ! »

Jusqu’à présent, Christos touchait l’allocation EKAS, une aide de l’État de 200 euros par mois pour les petites retraites. Mais le gouvernement a voté en mai dernier une réforme qui entend suspendre graduellement cette mesure d’ici 2019. Outre l’abolition de cette allocation, la nouvelle loi prévoit de retarder l’âge du départ à la retraite à 67 ans, la diminution des retraites de 20 à 30% pour toutes les personnes cessant de travailler après le vote de la réforme, une hausse des cotisations pour les professions libérales, les indépendants et les auto-entrepreneurs. Depuis le début de la crise, en 2010, les retraités ont déjà vu leurs pensions diminuer de 30 à 50%. Avant la mise en œuvre de cette dernière réforme, la pension de retraite moyenne des Grecs ne s’élevait qu’à 882 euros par mois.

Malgré son agacement, Christos s’estime pourtant chanceux. « Mes deux enfants ont émigré aux États-Unis, ils travaillent et peuvent m’aider de temps en temps. En Grèce, sans cette solidarité familiale, on serait fichus depuis longtemps ». Dans les faits, ce sont souvent les retraités qui soutiennent leurs enfants et leurs petits-enfants, 24% de la population active et près d’un jeune de moins de 30 ans sur deux étant toujours sans emploi. D’après la chercheur Savas Robolis, 500 000 familles ne compteraient même pas un actif.

Avec les 1 500 euros que je touche tous les mois, j’aide tout le monde. Je paie les factures d’électricité et les loyers de mes enfants et de mon petit-fils.

Constantin Theodopoulos, 67 ans, retraité de la compagnie publique de téléphone (OTE), a deux enfants et un petit-fils au chômage. « Avec les 1 500 euros que je touche tous les mois, j’aide tout le monde. Je paie les factures d’électricité et les loyers de mes enfants et de mon petit-fils. Je pioche aussi dans mes économies », explique-t-il. En six ans, Constantin a perdu 45% du montant de sa retraite, autrefois de 2800 euros par mois. « Non seulement nos pensions sont amputées, mais nous devons faire face à l’augmentation des impôts et de la TVA. Dans quel pays a-t-on une TVA de 23% sur les produits alimentaires ? Nous n’arrivons pas à voir le bout du tunnel, chaque mois la situation s’empire ».

Andreas et Poppy défilent au côté de Constantin, leur voisin du Pirée, avec leur fils Petros, 32 ans, au chômage depuis un an et demi. Poppy n’a jamais travaillé, elle a élevé ses trois enfants. Andreas était marin, il partait sur les mers de longs mois durant. Avant la crise, ce dernier touchait 1000 euros tous les mois, et désormais ses 600 euros nourrissent aussi sa femme et son fils. « Nous ne faisons que survivre », raconte-t-il, ému. « Nous ne pouvons pas faire d’achat superflu. Même pour les fêtes de fin d’année, nous n’avons pas prévu de nous faire des cadeaux, juste quelques bricoles pour nos deux petits-enfants. Avant, nous partions deux semaines chaque été, ce qui est aujourd’hui impossible. Tout au plus allons-nous chez des amis qui une maison à deux heures d’Athènes », continue Poppy, 60 ans.

Le couple avoue même de pas allumer le chauffage et utiliser des bougies à la place de l’électricité pour faire des économies. « J’ai lu dans la presse que les créanciers comptaient encore baisser nos retraites, c’est pour cela qu’il faut continuer à se mobiliser », poursuit-elle. « Nous avons déjà l’impression d’être en guerre. Que veulent-ils de plus ? », lâche Andreas, avant d’entonner le slogan du syndicat : « La crise ne doit pas être payée par les retraités, mais par la ploutocratie ! ».

A Athènes, les réfugiés d’Alep observent la destruction de leur ville

ATHÈNES (AFP) – 

“A quoi notre combat a-t-il servi?” soupire Majd Ahmad. Assis sur les marches d’un immeuble couvert de graffitis, il scrute son smartphone avec angoisse, en quête de nouvelles de ses amis d’Alep restés dans les dernières zones contrôlées par les rebelles.

Le quartier alternatif d’Exarchia, à Athènes, abrite de nombreux réfugiés syriens dans des appartements loués par des ONG, ou dans des squats gérés par les mouvements anarchistes.

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Abu Habib, Majd et Abu Rmosh discutent de la situation à Alep. @Louisa Gouliamaki/AFP

Comme la plupart des Syriens d’Alep, Majd, qui vit dans un de ces squats, consulte en permanence sur Twitter et Facebook les nouvelles d’Alep. Il est arrivé en Grèce il y a neuf mois, comme la majorité des 62.000 exilés bloqués en Grèce depuis la fermeture des frontières au nord du pays, début mars dernier.

Dans quelques semaines, lui a la chance de pouvoir s’envoler pour l’Allemagne dans le cadre du programme de relocalisation européen.

Il a cru un temps au changement dans sa ville. “Pendant trois ans, Alep est restée libre, nous nous sommes battus pour la révolution et désormais tout s’effondre. Toutes les personnes qui avaient des aspirations, qui voulaient plus de libertés en Syrie sont mortes ou ont fui. A quoi notre combat a-t-il servi? “, s’interroge le jeune homme de 26 ans, tout en enchaînant les cigarettes.

“J’ai perdu tant de proches dans ce conflit, je ne veux pas en perdre plus!”, ajoute-t-il.

A ses côtés, Abu Habib (un surnom, ndlr), 24 ans, look à la mode, couvert de bagues, étudiant comme Majd, n’est pas bien bavard : “Que dire? Je ne peux pas décrire ma tristesse, toute ma ville a été détruite, tant d’enfants sont morts…Pourquoi?”.

Une partie de la famille du jeune homme, qui a fui pour ne pas être enrôlé de force dans l’armée, est encore à Alep. Dès que la connexion internet le permet, ils échangent quelques mots.

– “Plus aucun sens” –

“Mes grands-parents et mes cousins vivent dans la peur, ils ne peuvent pas sortir, ont peu de nourriture et de médicaments et chaque fois qu’ils entendent des bruits d’avion ils prient pour ne pas mourir”, ajoute Abu Habib, qui a décidé de demander l’asile en Grèce et de ne pas poursuivre son chemin vers l’Europe du nord, contrairement à la majorité de ses amis syriens.

D’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), depuis l’offensive du régime syrien pour reprendre la ville d’Alep le 15 novembre, près de 410 civils, dont 45 enfants, ont été tués à Alep-Est, et au moins 105 civils, dont 35 enfants, sont morts à Alep-Ouest, resté sous contrôle gouvernemental.

Abu Rmosh (un surnom également, ndlr), 30 ans, autre Syrien aux yeux bleus très clairs, affirme avoir perdu sa femme et ses deux enfants âgés de un et trois ans dans les bombardements à Alep il y a quelques semaines alors qu’il se trouvait déjà en Grèce.

Après le service militaire, il a été enrôlé de force dans l’armée, il a fait de la prison militaire. Une fois libéré, il est parti.

“J’ai tout perdu. Ma famille, ma vie”, confie-t-il ému, “et je me sens coupable d’avoir laissé mes parents et mes cousins”. Ses parents sont du côté d’Alep contrôlé par le régime.

“Ce qui se passe à Alep n’a plus aucun sens. Du côté du régime comme du côté des rebelles on tue, on vole et on s’accapare même l’aide humanitaire…”.

“Nous étions tous frères en Syrie avant la guerre, quelle que soit notre religion, mais maintenant nous avons été montés les uns contre les autres”, argumente le trentenaire.

Comme de nombreux réfugiés syriens, Abu Rmosh est en colère contre l’inaction de la communauté internationale: “Pourquoi les États-Unis et les grandes puissances laissent-ils un tel massacre se produire?”.

Il est arrivé trop tard en Grèce pour pouvoir participer au programme de relocalisation dans le reste de l’UE. Malgré la fermeture des frontières, il espère pouvoir se débrouiller pour rejoindre l’Allemagne.

“Peut-être un jour, dans dix ans, je retournerai à Alep. Pour le moment je veux rebâtir ce qui reste de ma vie en Europe”, lance-t-il, le regard tourné vers le ciel.

Par Marina RAFENBERG

© 2016 AFP

GRÈCE : GRÈVE GÉNÉRALE CONTRE LA CASSE DU DROIT DU TRAVAIL

| De notre correspondante à Athènes | jeudi 8 décembre 2016

 

Les syndicats des secteurs public (Adedy) et privé (GSEE) appellent ce jeudi à une grève générale de 24h pour protester contre la réforme du droit de travail que le gouvernement négocie avec les créanciers internationaux afin de pouvoir bénéficier de nouveaux prêts.

 

Par Marina Rafenberg

« Encore une fois, les travailleurs sont spectateurs des négociations », regrette Giorgos Konstantinopoulos, représentant du principal syndicat du privé, GSEE, qui a appelé à une grève générale de 24h le 8 décembre, tout comme le syndicat du public, Adedy. « Et pourtant les créanciers et le gouvernement discutent de changements importants comme les licenciements collectifs, l’avenir des conventions collectives, et même les conditions dans lesquelles doit se dérouler une grève. »

Le Premier ministre Alexis Tsipras espérait conclure la deuxième revue des réformes lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro, le 5 décembre. Mais les discussions achoppent toujours sur certains points, comme la réforme du droit du travail que contestent les organisations syndicales.

Le gouvernement Syriza souhaite un retour des négociations collectives par branche, alors que les accords d’entreprises prévalent actuellement en Grèce. Jusqu’à présent, le FMI s’y oppose. Autre divergence : une loi facilitant les licenciements collectifs et permettant aux employeurs de fermer provisoirement une entreprise lors d’un confit social.

Cette méthode, généralement utilisée pour faire pression sur les grévistes en ne rémunérant pas les salariés non-grévistes, est interdite en France comme dans la plupart des pays européens. Les conditions d’appel à la grève sont également visées par les créanciers qui souhaitent que l’appel à la grève soit lancé au moins 48h à l’avance, contre 24h actuellement.

Outre ces réformes du droit du travail, les syndicats préparent le vote du budget 2017, qui doit être adopté d’ici la mi-décembre, et qui prévoit des hausses de taxes sur les carburants, la téléphonie, le tabac ou le café, mais aussi de nouvelles coupes dans les salaires et les retraites du public. L’objectif est d’atteindre l’excédent primaire d’environ 2% du PIB en 2017 réclamé par les créanciers.

Jeudi, le pays risque d’être en grande partie paralysé : aucune liaison maritime entre la Grèce continentale et les îles, les administrations publiques fermées, tandis que les transports en commun ne fonctionneront que partiellement.

PRIVATISATIONS EN GRÈCE : QUI ACHÈTERA DESFA, LE GESTIONNAIRE DU TRANSPORT GAZIER ?

| De notre correspondante à Athènes | vendredi 9 décembre 2016

C’est une des principales privatisations en cours en Grèce. Mais le gouvernement a annoncé le 30 novembre dernier l’échec des négociations sur la vente de 66% de DESFA, le gestionnaire du transport gazier. Deux nouveaux repreneurs sont sur les rangs de ce marché potentiellement juteux.

 

Par Marina Rafenberg

Un « naufrage ». Voilà comment la presse grecque a évoqué l’échec de la vente de 66% de DESFA, la compagnie de transport gazier grec, aux groupes Socar (Azerbaïdjan) et Snam (Italie), qui menaient des négociations avec le gouvernement grec. D’après le communiqué de presse du ministère de l’Énergie, les deux entreprises avaient émis la volonté de payer par tranches, une proposition rejetée par la partie grecque.

Le gouvernement d’Alexis Tsipras doit par conséquent relancer très vite un appel d’offres pour la privatisation de la compagnie de transport gazier, exigée par la deuxième évaluation des réformes effectuée par la Troïka des créanciers du pays (BCE, Commission européenne et FMI).

Cet épineux dossier est venu s’ajouter aux autres problèmes discutés lors de la réunion des ministres européens des Finances le 5 décembre : participation du FMI au programme d’aide, allégement de la dette grecque, réforme contestée du droit du travail.

Après cet échec, la presse grecque mentionne désormais deux nouveaux acheteurs potentiels pour la DESFA, le roumain Transgaz et le belge Fluxys. Ces deux candidats estiment que la Grèce peut devenir un « hub » pour le transport gazier, un pont entre l’Orient, les Balkans et l’Europe occidentale.

DEPUIS LE COUP D’ÉTAT MANQUÉ, LES TURCS INVESTISSENT DANS L’IMMOBILIER EN GRÈCE

Depuis le coup d’État manqué cet été en Turquie, de plus en plus de citoyens turcs investissent dans l’immobilier à Athènes, afin d’avoir une solution de repli si la situation politique se dégrade encore dans leur pays.

 

Par Marina Rafenberg pour Le Courrier des Balkans. 2 décembre 2016.

Depuis le mois de septembre, de plus en plus de citoyens turcs viennent en Grèce pour se renseigner sur les tarifs de l’immobilier révèle le quotidien Kathimerini, notamment autour de l’Acropole et dans la banlieue sud de l’agglomération, qui offre une vue sur la mer.

« La plupart des acheteurs sont inquiets pour l’avenir de leur pays depuis la tentative de coup d’État. Ils veulent une résidence à Athènes pour avoir une solution de repli », estiment les agents immobiliers interrogés par le quotidien.

« Les Trucs veulent pouvoir se retirer en Grèce si les choses tournent mal en Turquie et il investissent ici car ils aiment le climat du pays et le mode de vie des Grecs », précise Patrick Katchenko, de l’agence Mobilia.

Les Turcs s’intéressent particulièrement aux biens supérieurs à 250 000 euros, car à partir de ce montant, les acheteurs peuvent directement obtenir une carte de séjour de cinq ans. Un décret a été voté par le Parlement grec en 2014 pour attirer des investisseurs étrangers.

Selon une étude de la Banque de Grèce, les prix de l’immobilier à Athènes et à Thessalonique ont chuté de 45% en moyenne depuis 2008. Et d’après les prévisions, ils devraient encore baisser de 25% d’ici 2018.