MOSCOVICI EXIGE PLUS D’AUSTÉRITÉ ET PROMET (PRESQUE) UN ALLÈGEMENT DE LA DETTE

De passage lundi à Athènes, le Commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, estime que la Grèce est « prête à tourner la page » de la crise — à condition que les « réformes » exigées par les créanciers soient mises en œuvre.

 

Par Marina Rafenberg, pour le Courrier des Balkans. 29 novembre 2016.

Après Barack Obama, qui s’est prononcé il y a quelques jours à Athènes en faveur d’un allègement de la dette grecque, Alexis Tsipras veut tenter cette fois de persuader la Commission européenne, à quelques jours d’une nouvelle réunion des ministres des Finances de la zone euro. Le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a récemment jugé qu’il était « trop tôt » pour ouvrir le sujet. Mais le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, s’est voulu plutôt positif dans un entretien accordé au journal Ethnos : « La Grèce est enfin prête à tourner la page de la crise », a-t-il déclaré.

La Grèce est enfin prête à tourner la page de la crise

Le commissaire européen qui s’est entretenu ce lundi avec le Premier ministre Alexis Tsipras et le ministre de l’Économie Euclide Tsakalotos, a reconnu que « les Grecs ont fait beaucoup de sacrifices ces dernières années ». « La success story que nous écrivons ensemble signifie le retour à la normalité, une normalité avec une politique économique de dépenses publiques viable et compétitive afin de créer des emplois pour les Grecs », a-t-il ajouté.

Si les réformes exigées par les créanciers (BCE, Commission, FMI) sont mises en œuvre, et surtout si la réforme du marché du travail est votée par le Parlement, « les conditions sont remplies » pour qu’un allègement de la dette grecque soit discutée lors de la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro, a-t-il aussi estimé.

Le gouvernement Tsipras, de plus en plus critiqué par les citoyens grecs, épuisés par six ans d’austérité et mécontents de la nouvelle cure de rigueur qui s’impose à eux, a mis en avant ces dernières semaines l’amélioration de certains indicateurs économiques. Le PIB a ainsi progressé de 0,5% au troisième trimestre 2016 par rapport au précédent qui avait déjà enregistré une croissance de 0,2%. La croissance annuelle de 2017 devrait, par ailleurs, se situer aux alentours de 2,7%.

Autant d’éléments que le gouvernement grec devrait mettre en avant lors de la réunion du 5 décembre à Bruxelles pour obtenir des concessions sur la dette du pays qui s’élève à, quelque à 180% du PIB. Mais il n’est pas sûr que ces éléments persuadent certains pays, comme l’Allemagne, qui restent intransigeants sur toute forme d’allégement de la dette grecque.

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